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Analyse de textes littéraires et iconographiques

Première · LLCER · Compétences

Compétences

Analyser un texte littéraire en anglais

En LLCER, tu es amené·e à analyser des textes littéraires en anglais avec les mêmes exigences qu'en français : il ne suffit pas de comprendre ce qui est raconté, il faut expliquer comment le texte le raconte et pour quel effet. Cette fiche te donne une méthode solide, applicable à n'importe quel extrait de roman, nouvelle ou poème.

Les questions à se poser avant d'écrire

  • Quel est le genre du texte (novel, short story, poem, play) et à quel mouvement ou époque appartient-il ?
  • Qui est le narrateur (narrator) ? Est-il à la première personne (first-person) ou à la troisième personne (third-person) ?
  • Le narrateur est-il fiable (reliable) ou peu fiable (unreliable) ?
  • Quel est le point de vue (point of view) adopté : omniscient, interne, externe ?
  • Quel est le ton (tone) du texte : ironique, nostalgique, solennel, satirique… ?
  • Quels procédés stylistiques (literary devices) sont mobilisés et dans quel but ?

Les figures de style incontournables

Terme anglaisDéfinitionExemple
similecomparaison introduite par « like » ou « as »as brave as a lion
metaphorcomparaison implicite, sans mot de comparaisonthe classroom was a zoo
personificationon attribue des qualités humaines à une chosethe wind whispered
ironydécalage entre ce qui est dit et ce qui est vraiment pensé/vrai« What a lovely day! » pendant une tempête
alliterationrépétition d'un même son consonne en début de motsthe wild wind whistled
foreshadowingindice qui annonce un événement futurun objet mentionné en passant, qui devient central plus tard

Compétences

Analyser une image ou une œuvre iconographique

L'analyse iconographique (peinture, photographie, affiche, illustration) suit une logique différente de l'analyse de texte, mais tout aussi rigoureuse : il faut décrire la composition avant d'interpréter, exactement comme on cite un passage avant de l'analyser.

Décrire avant d'interpréter. La première étape est purement descriptive (denotation) : que voit-on littéralement dans l'image ? La seconde étape est interprétative (connotation) : que suggère cette composition, quel sens ou quelle émotion transmet-elle ? Confondre les deux est l'erreur la plus fréquente : décrire n'est pas encore analyser.

Le vocabulaire de l'analyse d'image

  • foreground / background — premier plan / arrière-plan
  • framing — cadrage, ce qui est montré ou exclu de l'image
  • close-up / wide shot — gros plan / plan large
  • lighting — éclairage (contrastes d'ombre et de lumière, souvent porteurs de sens)
  • focal point — le point vers lequel le regard du spectateur est naturellement attiré
  • caption — légende accompagnant une image
  • viewer / spectator — le spectateur, dont le regard est guidé par la composition

Relier texte et image. Quand un sujet associe un texte et une image (par exemple une illustration accompagnant un roman, ou une affiche liée à une pièce), il faut chercher les échos et les écarts entre les deux supports : l'image reprend-elle fidèlement une scène du texte, ou en propose-t-elle une lecture différente ? Cette mise en regard permet souvent de faire émerger l'intention de l'illustrateur ou du metteur en scène.

Exercices corrigés

  1. Un narrateur omniscient (omniscient narrator) se caractérise par :

    • A.sa connaissance des pensées de tous les personnagesBonne réponse
    • B.son incapacité à raconter plus d'un événement
    • C.le fait qu'il soit toujours un personnage de l'histoire
    • D.son usage exclusif du discours direct

    Réponse : A — sa connaissance des pensées de tous les personnages

    Le narrateur omniscient a accès aux pensées et aux sentiments de tous les personnages, contrairement au point de vue interne (limité à un seul personnage) ou externe (aucun accès aux pensées). Il peut très bien ne pas être un personnage de l'histoire, et rien ne l'empêche d'utiliser le discours indirect.

  2. Que désigne le terme anglais « narrator » ?

    • A.La voix qui raconte l'histoire à l'intérieur du texteBonne réponse
    • B.L'auteur réel du texte
    • C.Le lecteur du texte
    • D.Le titre du chapitre

    Réponse : A — La voix qui raconte l'histoire à l'intérieur du texte

    Le « narrator » est la voix narrative qui raconte l'histoire à l'intérieur du texte : il ne faut pas le confondre avec l'auteur réel, qui est une personne extérieure au récit. Le lecteur et le titre du chapitre n'ont rien à voir avec cette notion.

  3. Un narrateur « unreliable » (peu fiable) est un narrateur :

    • A.qui parle uniquement au futur
    • B.dont on ne peut pas faire entièrement confiance au récit ou au jugementBonne réponse
    • C.qui n'apparaît jamais dans le texte
    • D.qui est toujours à la troisième personne

    Réponse : B — dont on ne peut pas faire entièrement confiance au récit ou au jugement

    Un narrateur « unreliable » (peu fiable) déforme, cache ou interprète les faits de façon biaisée : le lecteur doit rester vigilant face à son récit. Cela n'a aucun rapport avec le temps grammatical employé ou la personne narrative.

  4. Quelle figure de style illustre la phrase « the wind whispered through the trees » ?

    • A.une comparaison (simile)
    • B.une allitération (alliteration)
    • C.une personnification (personification)Bonne réponse
    • D.une ironie (irony)

    Réponse : C — une personnification (personification)

    Attribuer à un élément naturel (le vent) une action humaine (« whisper », chuchoter) est une personnification. Il n'y a pas de mot de comparaison (like/as) donc ce n'est pas une simile, pas de répétition de son en début de mots donc pas d'allitération, et aucun décalage ironique.

  5. Que signifie « foreshadowing » dans un récit ?

    • A.Un résumé placé à la fin du texte
    • B.Un dialogue entre deux personnages secondaires
    • C.Une description du décor uniquement
    • D.Un indice qui annonce discrètement un événement à venirBonne réponse

    Réponse : D — Un indice qui annonce discrètement un événement à venir

    Le « foreshadowing » est une technique narrative qui sème des indices annonçant un événement futur, souvent perceptible seulement après coup à une deuxième lecture. Ce n'est ni un résumé final, ni un simple dialogue ou une description neutre.

  6. En analyse d'image, que signifie le terme « denotation » ?

    • A.La description objective de ce qui est littéralement visible dans l'imageBonne réponse
    • B.L'interprétation symbolique de l'image
    • C.Le titre donné à l'œuvre
    • D.La date de création de l'œuvre

    Réponse : A — La description objective de ce qui est littéralement visible dans l'image

    La « denotation » correspond à la description purement objective de ce qui est visible (qui, quoi, où), avant toute interprétation. L'interprétation symbolique relève, elle, de la « connotation ». Le titre et la date ne sont pas des notions d'analyse d'image.

  7. Qu'appelle-t-on le « framing » (cadrage) d'une image ?

    • A.Le cadre en bois qui entoure une peinture au musée
    • B.Ce que le photographe ou le peintre choisit de montrer ou de laisser hors-champBonne réponse
    • C.La signature de l'artiste
    • D.La technique de conservation d'une œuvre

    Réponse : B — Ce que le photographe ou le peintre choisit de montrer ou de laisser hors-champ

    Le « framing » désigne le choix de ce qui est inclus dans l'image et de ce qui en est exclu (hors-champ). Ce n'est ni le cadre physique en bois, ni la signature, ni une technique de conservation : c'est une décision de composition qui produit du sens.

  8. Dans la méthode PEA (Point, Evidence, Analysis), à quoi correspond la lettre « E » ?

    • A.Une conclusion générale sur l'ensemble du texte
    • B.Une opinion personnelle sur le texte
    • C.Une citation précise du texte qui illustre l'idée annoncéeBonne réponse
    • D.Un résumé de l'intrigue

    Réponse : C — Une citation précise du texte qui illustre l'idée annoncée

    Le « E » de la méthode PEA signifie « Evidence » : il s'agit de citer précisément le passage du texte (entre guillemets) qui illustre l'idée générale annoncée dans le « Point ». Ce n'est ni une conclusion, ni une opinion personnelle non justifiée, ni un résumé.

  9. Pourquoi est-il insuffisant de simplement repérer une métaphore dans un texte, sans rien ajouter ?

    • A.Parce que les métaphores n'existent pas vraiment en anglais
    • B.Parce que seules les comparaisons (similes) comptent en analyse littéraire
    • C.Parce que les métaphores sont interdites dans les textes étudiés au bac
    • D.Parce qu'il faut aussi analyser l'effet produit par cette métaphore et le relier à une idée généraleBonne réponse

    Réponse : D — Parce qu'il faut aussi analyser l'effet produit par cette métaphore et le relier à une idée générale

    Repérer un procédé stylistique ne suffit jamais : il faut expliquer POURQUOI l'auteur l'utilise et QUEL EFFET il produit sur le lecteur (méthode PEA, étape « Analysis »). Les métaphores existent bien en anglais et ne sont pas moins valables que les similes.

  10. Dans l'analyse d'une photographie, un « close-up » (gros plan) sert généralement à :

    • A.situer le sujet dans un vaste environnement
    • B.isoler un détail ou une expression pour attirer l'attention du spectateurBonne réponse
    • C.montrer plusieurs personnages à la fois de loin
    • D.indiquer la date de la prise de vue

    Réponse : B — isoler un détail ou une expression pour attirer l'attention du spectateur

    Le gros plan (« close-up ») isole un détail — souvent un visage ou un objet — pour concentrer l'attention du spectateur dessus, à l'inverse du plan large (« wide shot ») qui situe le sujet dans son environnement. Il n'a aucun lien avec la datation de l'image.

  11. Extrait fictif : « The room was silent, and the clock on the wall seemed to grow louder with every second. » Quel est l'effet principal de cette phrase ?

    • A.Elle décrit objectivement une panne du mécanisme de l'horloge
    • B.Elle annonce une scène comique
    • C.Elle traduit la tension et l'anxiété croissante ressenties par le personnageBonne réponse
    • D.Elle prouve que l'horloge est cassée

    Réponse : C — Elle traduit la tension et l'anxiété croissante ressenties par le personnage

    La personnification de l'horloge, qui « semble » grandir en volume, ne décrit pas un fait objectif (l'horloge n'a pas réellement changé) mais traduit la perception subjective du personnage : le temps devient oppressant, ce qui reflète sa tension intérieure. Ce n'est ni une scène comique, ni la preuve d'un dysfonctionnement mécanique.

  12. Pourquoi confond-on parfois à tort « denotation » et « connotation » en analyse d'image ?

    • A.Parce que ce sont en réalité deux synonymes stricts
    • B.Parce que la connotation n'existe qu'en poésie
    • C.Parce que la dénotation ne s'applique jamais aux photographies
    • D.Parce qu'on décrit parfois en interprétant déjà, sans distinguer le fait observé de son sens suggéréBonne réponse

    Réponse : D — Parce qu'on décrit parfois en interprétant déjà, sans distinguer le fait observé de son sens suggéré

    L'erreur vient souvent du fait qu'on glisse une interprétation (connotation) dans ce qui devrait être une description neutre (denotation), sans le remarquer. Ce ne sont pas des synonymes : l'une est objective, l'autre interprétative. Ces deux notions s'appliquent à tout type d'image, pas seulement à la poésie.

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Ce chapitre compte 34 exercices corrigés dans l'application, avec le suivi de ta progression.

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