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Risques et transition environnementale

Seconde · Histoire-Géo · EMC · Géographie — Sociétés et environnements : des équilibres fragiles

Géographie

Aléas, risques et vulnérabilité des sociétés

Toutes les sociétés vivent avec des risques environnementaux : inondations, tempêtes, submersions marines, canicules, séismes. Comprendre un risque, ce n'est pas seulement décrire un phénomène naturel : c'est aussi comprendre pourquoi certaines sociétés y sont plus exposées et plus vulnérables que d'autres.

De l'aléa à la catastrophe

Quand un aléa se réalise et cause des dégâts humains ou matériels importants dans une société vulnérable, on parle de catastrophe. Un même aléa (une tempête, par exemple) peut provoquer une catastrophe majeure dans un territoire mal préparé, et des dégâts limités dans un territoire mieux protégé : c'est bien la vulnérabilité qui fait la différence, pas seulement la puissance du phénomène naturel.

Prévenir et gérer les risques

En France, les plans de prévention des risques (PPR) délimitent les zones à risque et réglementent, voire interdisent, la construction dans les secteurs les plus exposés. Ces outils cherchent à réduire la vulnérabilité avant la catastrophe, plutôt que de seulement réagir après.

NotionDéfinition courteExemple
AléaPhénomène potentiellement dangereuxTempête, crue, canicule
VulnérabilitéFragilité d'une société face à l'aléaHabitations en zone inondable sans digue
RisqueRencontre entre aléa et vulnérabilitéSubmersion marine dans une zone urbanisée
RésilienceCapacité d'une société à se relever après la catastropheReconstruction et adaptation après Xynthia

Géographie

La transition environnementale face au changement climatique

Au-delà des risques ponctuels (tempêtes, inondations), les sociétés doivent aujourd'hui faire face à un phénomène de fond : le changement climatique, lié à l'augmentation des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère. Cela pousse les territoires à s'engager dans une transition environnementale.

La transition énergétique, un pilier de l'atténuation

La transition énergétique consiste à remplacer progressivement les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre, par des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique) et à réduire la consommation globale d'énergie. Elle s'accompagne souvent du développement de mobilités douces (vélo, transports en commun) pour réduire les émissions liées aux transports.

Des accords et des acteurs à toutes les échelles

Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) évalue scientifiquement l'ampleur du changement climatique et alerte les décideurs politiques. En 2015, l'Accord de Paris, signé lors de la COP21, engage la quasi-totalité des pays du monde à limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C par rapport à l'époque préindustrielle. Mais la transition environnementale se joue aussi à l'échelle nationale (lois, aides financières) et locale (politiques des collectivités, initiatives citoyennes).

ÉchelleActeurExemple d'action
MondialeGIEC, ONU (COP)Accord de Paris (2015)
NationaleÉtatLois sur la transition énergétique, aides à la rénovation
LocaleCollectivités, entreprises, habitantsTerritoire à énergie positive, mobilités douces

Exercices corrigés

  1. Quel accord international, signé lors de la COP21 en 2015, engage les pays à limiter le réchauffement climatique ?

    • A.Le protocole de Kyoto
    • B.Le Bill of Rights
    • C.L'édit de Nantes
    • D.L'Accord de ParisBonne réponse

    Réponse : D — L'Accord de Paris

    L'Accord de Paris, signé en 2015 lors de la COP21, engage la quasi-totalité des pays du monde à limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C par rapport à l'époque préindustrielle. Le protocole de Kyoto est un accord antérieur (1997), et le Bill of Rights comme l'édit de Nantes n'ont aucun rapport avec le climat.

  2. Range dans l'ordre chronologique : (1) tempête Xynthia, (2) Accord de Paris (COP21), (3) protocole de Kyoto.

    • A.1, 3, 2
    • B.2, 1, 3
    • C.3, 1, 2Bonne réponse
    • D.3, 2, 1

    Réponse : C — 3, 1, 2

    Le protocole de Kyoto date de 1997, la tempête Xynthia de 2010, et l'Accord de Paris (COP21) de 2015. L'ordre chronologique est donc : protocole de Kyoto (3), tempête Xynthia (1), Accord de Paris (2), soit la séquence 3, 1, 2.

  3. Qu'est-ce qu'un « aléa » en géographie des risques ?

    • A.Un phénomène potentiellement dangereux, comme une tempête ou une crueBonne réponse
    • B.Une catastrophe déjà survenue
    • C.Un plan de prévention des risques
    • D.Un synonyme de vulnérabilité

    Réponse : A — Un phénomène potentiellement dangereux, comme une tempête ou une crue

    Un aléa est un phénomène naturel (ou lié à l'activité humaine) potentiellement dangereux, comme une tempête, une crue ou un séisme. Il ne désigne pas une catastrophe déjà survenue, ni un plan de prévention, et il ne faut pas le confondre avec la vulnérabilité, qui désigne la fragilité d'une société face à cet aléa.

  4. Quelle formule résume la relation entre aléa, vulnérabilité et risque ?

    • A.Risque = aléa uniquement, sans lien avec la société
    • B.Risque = aléa × vulnérabilitéBonne réponse
    • C.Vulnérabilité = risque × aléa
    • D.Aléa = risque × vulnérabilité

    Réponse : B — Risque = aléa × vulnérabilité

    Le risque naît de la rencontre entre un aléa et une société vulnérable : c'est pourquoi on résume souvent cette relation par la formule « risque = aléa × vulnérabilité ». Sans société exposée et vulnérable, un aléa reste un simple phénomène naturel, pas un risque.

  5. Que désigne l'« atténuation » dans la lutte contre le changement climatique ?

    • A.Les actions qui visent à réduire les conséquences déjà présentes du changement climatique
    • B.Le nom donné au réchauffement climatique lui-même
    • C.Les actions qui visent à réduire les causes du changement climatique, en particulier les émissions de gaz à effet de serreBonne réponse
    • D.Une catastrophe naturelle particulièrement grave

    Réponse : C — Les actions qui visent à réduire les causes du changement climatique, en particulier les émissions de gaz à effet de serre

    L'atténuation regroupe les actions qui visent à réduire les causes du changement climatique, en particulier les émissions de gaz à effet de serre (énergies renouvelables, isolation, mobilités douces). Réduire les conséquences déjà en cours, c'est le rôle de l'adaptation, pas de l'atténuation.

  6. Que remplace progressivement la transition énergétique ?

    • A.Les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par des énergies renouvelablesBonne réponse
    • B.Les énergies renouvelables par des énergies fossiles
    • C.Les transports en commun par la voiture individuelle
    • D.L'agriculture par l'industrie

    Réponse : A — Les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz) par des énergies renouvelables

    La transition énergétique consiste à remplacer progressivement les énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz), qui émettent beaucoup de gaz à effet de serre, par des énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique). C'est l'inverse de la première proposition, et elle n'a pas de lien direct avec le remplacement des transports en commun par la voiture ou avec l'agriculture.

  7. Quel organisme scientifique évalue l'ampleur du changement climatique et alerte les décideurs politiques ?

    • A.Le Parlement anglais
    • B.Le GIECBonne réponse
    • C.L'Académie française
    • D.Les intendants

    Réponse : B — Le GIEC

    Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) évalue scientifiquement l'ampleur et les causes du changement climatique et alerte les décideurs politiques du monde entier. Les autres propositions n'ont aucun rapport avec le climat.

  8. Pourquoi la tempête Xynthia (2010) a-t-elle causé autant de victimes sur le littoral atlantique français ?

    • A.Uniquement à cause de la puissance exceptionnelle du vent
    • B.Parce qu'aucune tempête n'avait jamais touché la France auparavant
    • C.Parce que des habitations construites en zone inondable, derrière des digues insuffisantes, ont été submergéesBonne réponse
    • D.Parce que la population avait été évacuée trop tôt

    Réponse : C — Parce que des habitations construites en zone inondable, derrière des digues insuffisantes, ont été submergées

    La tempête Xynthia illustre le rôle de la vulnérabilité dans une catastrophe : des habitations construites en zone inondable, protégées par des digues insuffisantes, ont été submergées, causant une cinquantaine de morts. Ce n'est pas seulement la puissance du vent qui explique le bilan, et il ne s'agissait ni de la première tempête en France, ni d'une évacuation trop précoce.

  9. Quel est le rôle des plans de prévention des risques (PPR) en France ?

    • A.Indemniser automatiquement toutes les victimes de catastrophes
    • B.Créer de nouvelles zones à urbaniser en bord de mer
    • C.Remplacer les digues par des habitations
    • D.Délimiter les zones à risque et réglementer, voire interdire, la construction dans les secteurs les plus exposésBonne réponse

    Réponse : D — Délimiter les zones à risque et réglementer, voire interdire, la construction dans les secteurs les plus exposés

    Les plans de prévention des risques délimitent les zones à risque et réglementent, voire interdisent, la construction dans les secteurs les plus exposés : ils cherchent à réduire la vulnérabilité avant la catastrophe. Ce ne sont pas des outils d'indemnisation, et ils ne favorisent évidemment pas l'urbanisation des zones à risque.

  10. Un territoire « à énergie positive » (TEPOS) cherche à :

    • A.Produire, à l'échelle locale, au moins autant d'énergie renouvelable qu'il n'en consommeBonne réponse
    • B.Consommer plus d'énergie fossile que ses voisins
    • C.Supprimer totalement la consommation d'électricité
    • D.Importer toute son énergie depuis l'étranger

    Réponse : A — Produire, à l'échelle locale, au moins autant d'énergie renouvelable qu'il n'en consomme

    Un territoire à énergie positive cherche à produire, à l'échelle locale, au moins autant d'énergie renouvelable qu'il n'en consomme, en combinant sobriété énergétique, efficacité énergétique et développement des énergies renouvelables locales. Il ne s'agit ni d'augmenter la consommation d'énergie fossile, ni de supprimer toute consommation, ni de dépendre entièrement de l'étranger.

  11. Quelle différence essentielle distingue l'atténuation de l'adaptation face au changement climatique ?

    • A.L'atténuation et l'adaptation désignent exactement la même chose
    • B.L'atténuation agit sur les causes du changement climatique, l'adaptation sur ses conséquences déjà présentesBonne réponse
    • C.L'adaptation vise à augmenter les émissions de gaz à effet de serre
    • D.L'atténuation ne concerne que les pays pauvres

    Réponse : B — L'atténuation agit sur les causes du changement climatique, l'adaptation sur ses conséquences déjà présentes

    L'atténuation vise à réduire les causes du changement climatique (les émissions de gaz à effet de serre), tandis que l'adaptation vise à réduire les conséquences du changement climatique déjà en cours (digues plus hautes, cultures résistantes à la sécheresse). Ce ne sont donc pas des synonymes, et l'adaptation ne consiste évidemment pas à augmenter les émissions.

  12. À quelle échelle se joue la transition environnementale, d'après les exemples étudiés dans ce chapitre ?

    • A.Uniquement à l'échelle mondiale, via le GIEC et les COP
    • B.Uniquement à l'échelle locale, sans aucun accord international
    • C.À plusieurs échelles à la fois : mondiale (GIEC, Accord de Paris), nationale (lois, aides) et locale (collectivités, territoires à énergie positive)Bonne réponse
    • D.Uniquement à l'échelle nationale, sans acteurs locaux ni internationaux

    Réponse : C — À plusieurs échelles à la fois : mondiale (GIEC, Accord de Paris), nationale (lois, aides) et locale (collectivités, territoires à énergie positive)

    La transition environnementale mobilise des acteurs à plusieurs échelles complémentaires : mondiale (GIEC, Accord de Paris), nationale (lois sur la transition énergétique, aides financières) et locale (collectivités, entreprises, habitants, comme dans les territoires à énergie positive). Elle ne se limite à aucune de ces échelles prise isolément.

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