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Les subordonnées circonstancielles

Troisième · Français · Langue

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Reconnaître les subordonnées circonstancielles

Une phrase complexe peut contenir une proposition qui n'apporte pas seulement une information, mais qui précise dans quelles circonstances se déroule l'action de la principale : quand ? pourquoi ? à quelle condition ? Cette proposition, c'est la subordonnée circonstancielle. Elle revient très souvent dans les textes que tu étudies, et son analyse est un classique de l'épreuve de français du brevet.

La structure d'une subordonnée circonstancielle

Une subordonnée circonstancielle est une proposition subordonnée conjonctive : elle contient un verbe conjugué et elle est introduite par une conjonction de subordination (quand, parce que, bien que, pour que, si…) ou une locution conjonctive (dès que, de sorte que, afin que…). Elle dépend d'une proposition principale, dont elle précise une circonstance.

Les sept circonstances à connaître

CirconstanceConjonctions fréquentesExemple
Tempsquand, lorsque, dès que, après que, avant que, pendant queDès qu'il pleut, les rues se vident.
Causeparce que, comme, puisque, sous prétexte queIl est resté chez lui parce qu'il était malade.
Conséquencesi bien que, de sorte que, tellement… que, si… queIl a tant couru qu'il est épuisé.
Butpour que, afin que, de peur queJe te préviens pour que tu ne sois pas surpris.
Conditionsi, à condition que, à moins queSi tu révises, tu réussiras.
Concessionbien que, quoique, même siBien qu'il pleuve, nous sortons.
Comparaisoncomme, ainsi que, de même queIl agit comme son père l'a toujours fait.

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Choisir le bon mode : indicatif ou subjonctif

Selon la circonstance exprimée, le verbe de la subordonnée se met à l'indicatif ou au subjonctif. Ce choix n'est pas un hasard : il dépend du degré de certitude du fait exprimé. C'est un point que le correcteur du brevet regarde de très près, car c'est une source fréquente d'erreurs.

L'indicatif : des faits réels ou envisagés comme certains

On emploie l'indicatif quand le fait de la subordonnée est présenté comme réel, avéré ou probable : c'est le cas du temps (quand, lorsque, dès que, après que…), de la cause (parce que, comme, puisque…) et de la conséquence (si bien que, de sorte que, tellement… que…). Exemple : « Puisqu'il fait beau, nous sortons » (le fait qu'il fasse beau est un constat).

Le subjonctif : des faits voulus, possibles ou non réalisés

On emploie le subjonctif quand le fait de la subordonnée n'est pas présenté comme un fait certain, mais comme souhaité, envisagé ou incertain : c'est le cas du but (pour que, afin que, de peur que) et de la concession (bien que, quoique). Exemple : « Bien qu'il fasse froid, nous sortons » (on n'affirme pas seulement le froid, on l'envisage comme un obstacle malgré lequel on agit).

CirconstanceMode employéExemple
TempsIndicatifQuand il arrive, tout le monde se tait.
CauseIndicatifComme il pleuvait, la sortie a été annulée.
ConséquenceIndicatifIl a tellement crié qu'il n'a plus de voix.
ButSubjonctifParle plus fort pour qu'on t'entende.
ConcessionSubjonctifQuoiqu'il soit fatigué, il continue.
Condition (si)Indicatif ou conditionnelSi tu viens, nous serons ravis.
ComparaisonIndicatifIl a réagi comme nous l'espérions.

Exercices corrigés

  1. Qu'exprime une proposition subordonnée circonstancielle ?

    • A.Elle remplace le sujet de la phrase principale
    • B.Elle sert uniquement à relier deux phrases sans apporter de sens
    • C.Elle complète toujours un nom, comme un adjectif
    • D.Elle précise une circonstance de la phrase (temps, cause, but…)Bonne réponse

    Réponse : D — Elle précise une circonstance de la phrase (temps, cause, but…)

    La subordonnée circonstancielle apporte une précision sur les circonstances de l'action exprimée par la principale : quand, pourquoi, dans quel but, à quelle condition, etc. Elle ne remplace jamais le sujet, et contrairement à la relative, elle ne complète pas un nom mais toute la phrase.

  2. Quelle conjonction introduit une subordonnée circonstancielle de temps ?

    • A.parce que
    • B.bien que
    • C.dès queBonne réponse
    • D.pour que

    Réponse : C — dès que

    « Dès que » indique un repère temporel (dès l'instant où) : c'est une conjonction de temps. « Parce que » introduit une cause, « bien que » une concession, et « pour que » un but.

  3. Quelle locution conjonctive introduit une subordonnée de conséquence ?

    • A.afin que
    • B.avant que
    • C.à moins que
    • D.de sorte queBonne réponse

    Réponse : D — de sorte que

    « De sorte que » indique un résultat, une conséquence de l'action principale. « Afin que » exprime un but, « à moins que » une condition restrictive, « avant que » une antériorité dans le temps.

  4. Quel mode utilise-t-on généralement dans une subordonnée circonstancielle de but introduite par « pour que » ?

    • A.L'indicatif
    • B.Le conditionnel
    • C.L'infinitif
    • D.Le subjonctifBonne réponse

    Réponse : D — Le subjonctif

    « Pour que » exprime un but recherché, un résultat souhaité mais non encore réalisé : cela impose le subjonctif. Exemple : « Parle plus fort pour qu'on t'entende. » L'indicatif conviendrait pour un fait certain, ce qui n'est pas le cas d'un but.

  5. Quelle phrase contient une subordonnée circonstancielle de condition ?

    • A.Comme il pleut, nous restons à l'intérieur.
    • B.Il court comme s'il avait le feu aux trousses.
    • C.Dès qu'il arrive, le silence se fait.
    • D.Si tu t'entraînes régulièrement, tu progresseras.Bonne réponse

    Réponse : D — Si tu t'entraînes régulièrement, tu progresseras.

    « Si tu t'entraînes régulièrement » pose une condition dont dépend la réalisation du fait principal (« tu progresseras ») : c'est une circonstancielle de condition. « Comme » introduit ici une cause, « dès que » le temps, et « comme si » une comparaison hypothétique.

  6. Dans « Après qu'il est arrivé, tout le monde s'est levé », le mode employé après « après que » est-il correct ?

    • A.Non, il faudrait le subjonctif « soit arrivé »
    • B.Oui, mais seulement à l'oral, jamais à l'écrit
    • C.Non, il faudrait le conditionnel « serait arrivé »
    • D.Oui, « après que » se construit toujours avec l'indicatifBonne réponse

    Réponse : D — Oui, « après que » se construit toujours avec l'indicatif

    « Après que » introduit un fait accompli, donc réel et certain : il se construit avec l'indicatif, contrairement à « avant que » qui prend le subjonctif. « Après qu'il est arrivé » est donc correct ; « après qu'il soit arrivé », qu'on entend souvent, est une erreur fréquente à corriger à l'écrit.

  7. Quelle est la circonstance exprimée dans « Il a tant travaillé qu'il a obtenu une mention » ?

    • A.La conséquence, comme dans « si bien que »Bonne réponse
    • B.Le but, comme dans « afin que »
    • C.La condition, comme dans « si »
    • D.La cause, comme dans « parce que »

    Réponse : A — La conséquence, comme dans « si bien que »

    La locution corrélative « tant… que » introduit un résultat, une conséquence du fait exprimé avant : il a travaillé à un tel point que cela a produit un résultat (la mention). C'est le schéma typique de la conséquence, qu'on retrouve aussi avec « si… que » et « tellement… que ».

  8. Dans « Elle chante comme chantait sa mère », quelle circonstance est exprimée par la subordonnée ?

    • A.La cause, comme dans « parce que »
    • B.La comparaison, comme dans « ainsi que »Bonne réponse
    • C.Le but, comme dans « afin que »
    • D.La condition, comme dans « si »

    Réponse : B — La comparaison, comme dans « ainsi que »

    « Comme » établit ici un rapprochement entre deux manières de chanter (celle du sujet et celle de sa mère) : c'est une subordonnée circonstancielle de comparaison. Attention, « comme » peut aussi introduire une cause (« Comme il pleut, je reste »), il faut donc toujours vérifier le sens exact dans la phrase.

  9. Quelle phrase illustre correctement l'emploi du subjonctif dans une subordonnée circonstancielle ?

    • A.Comme il pleut, nous restons chez nous.
    • B.Après qu'il ait fini son repas, il est sorti.
    • C.Bien qu'il fasse froid, nous partons en randonnée.Bonne réponse
    • D.Puisqu'il est en retard, nous commençons sans lui.

    Réponse : C — Bien qu'il fasse froid, nous partons en randonnée.

    « Bien que » introduit une concession et impose le subjonctif : « bien qu'il fasse froid » est correct. « Après que » se construit avec l'indicatif (« après qu'il a fini » et non « ait fini »), et « comme » / « puisque » de cause se construisent aussi avec l'indicatif.

  10. Dans « Le film que nous avons vu hier était émouvant, si bien que plusieurs spectateurs pleuraient », combien de propositions subordonnées différentes trouve-t-on, et de quels types ?

    • A.Une seule proposition, circonstancielle de conséquence
    • B.Deux : une relative (que nous avons vu hier) et une circonstancielle de conséquenceBonne réponse
    • C.Deux subordonnées circonstancielles : une de temps et une de conséquence
    • D.Une seule, relative, car les deux « que » ont la même fonction

    Réponse : B — Deux : une relative (que nous avons vu hier) et une circonstancielle de conséquence

    « que nous avons vu hier » complète le nom « film » : c'est une relative. « si bien que plusieurs spectateurs pleuraient » exprime le résultat de l'émotion suscitée par le film : c'est une circonstancielle de conséquence. Les deux « que » n'ont donc pas la même nature ni la même fonction, même s'ils se ressemblent en surface.

  11. Quelle transformation obtient-on si l'on remplace « Bien qu'il soit riche, il vit simplement » par « Même s'il est riche, il vit simplement » ?

    • A.Le sens change complètement, ce ne sont pas des synonymes
    • B.Le sens de concession est conservé, mais « même si » impose l'indicatifBonne réponse
    • C.« Même si » impose aussi le subjonctif, comme « bien que »
    • D.« Même si » transforme la concession en condition

    Réponse : B — Le sens de concession est conservé, mais « même si » impose l'indicatif

    « Bien que » et « même si » expriment tous les deux une concession (un obstacle malgré lequel le fait principal se réalise), mais leur construction diffère : « bien que » impose le subjonctif (bien qu'il soit riche), tandis que « même si » se construit avec l'indicatif (même s'il est riche), car il garde la structure de « si ». C'est un piège classique de conjugaison.

  12. Dans la phrase « Puisqu'il fait froid, mets un manteau », quelle circonstance est exprimée ?

    • A.La causeBonne réponse
    • B.Le but
    • C.La condition
    • D.La comparaison

    Réponse : A — La cause

    « Puisque » est une conjonction de cause : elle indique la raison pour laquelle on donne le conseil de mettre un manteau (parce qu'il fait froid). Le but se reconnaît à « pour que » ou « afin que », qui sont absents ici.

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