Les verbes à particule séparable
Quatrième · Allemand · Grammaire
Grammaire
Reconnaître et conjuguer un verbe à particule au présent
En allemand, beaucoup de verbes sont formés d'un verbe simple et d'une petite particule collée devant, comme aufstehen (se lever) ou einkaufen (faire les courses). Cette particule a un comportement très particulier : à la forme conjuguée, elle se détache du verbe et part à la toute fin de la phrase !
Qu'est-ce qu'un verbe à particule séparable ?
Quelques particules très fréquentes : auf (aufstehen, aufräumen, aufmachen), an (anrufen, ankommen, anfangen), ein (einkaufen), fern (fernsehen), mit (mitkommen, mitbringen), weg (weggehen), zurück (zurückkommen), zu (zumachen).
| Infinitif | Particule | Sens | Exemple au présent |
|---|---|---|---|
| aufstehen | auf | se lever | Ich stehe früh auf. |
| einkaufen | ein | faire les courses | Wir kaufen samstags ein. |
| fernsehen | fern | regarder la télé | Er sieht abends fern. |
| anrufen | an | téléphoner à qn | Sie ruft ihre Freundin an. |
| mitkommen | mit | venir avec | Kommst du mit? |
Grammaire
Le verbe à particule avec un modal, en subordonnée et au parfait
La particule ne part pas toujours toute seule à la fin : tout dépend du type de phrase. Voici les trois autres situations à connaître absolument.
Avec un verbe de modalité (können, müssen, dürfen…)
Dans une subordonnée introduite par weil ou dass
Ce déplacement n'est pas spécifique aux verbes à particule : dans toute subordonnée allemande introduite par weil, dass, wenn…, le verbe conjugué quitte sa 2ᵉ position habituelle et part tout à la fin de la proposition. En français, au contraire, l'ordre des mots ne change jamais entre une phrase simple et une subordonnée (« je fais les courses » garde le même ordre dans « parce que je fais les courses »). C'est cette règle générale qui explique pourquoi, avec un verbe à particule, le radical et la particule finissent forcément côte à côte.
Au parfait (Perfekt)
Au parfait, on forme le participe passé (Partizip II) en insérant ge- juste entre la particule et le radical du verbe : ein + ge + kauft = eingekauft. Le participe passé, comme d'habitude, se place tout à la fin de la phrase. En français, le participe passé est un mot fixe qui ne change jamais de forme selon le préfixe (« j'ai acheté » reste identique) ; en allemand au contraire, la marque ge- doit toujours se glisser au bon endroit — jamais devant la particule entière, toujours juste avant le radical du verbe.
| Infinitif | Participe passé | Auxiliaire | Exemple |
|---|---|---|---|
| aufstehen | aufgestanden | sein | Ich bin früh aufgestanden. |
| einkaufen | eingekauft | haben | Wir haben eingekauft. |
| anrufen | angerufen | haben | Er hat mich angerufen. |
| aufräumen | aufgeräumt | haben | Sie hat ihr Zimmer aufgeräumt. |
Exercices corrigés
Comment conjugue-t-on correctement « aufstehen » avec « ich » (je) au présent ?
- A.Ich aufstehe.
- B.Ich auf stehe.
- C.Ich stehauf.
- D.Ich stehe auf.Bonne réponse
Réponse : D — Ich stehe auf.
On conjugue le verbe de base « stehen » avec ich (stehe), on le met en 2ᵉ position, puis on envoie la particule « auf » à la fin : Ich stehe auf. Les autres écritures gardent le verbe non séparé ou mal orthographié.
Laquelle de ces phrases utilise correctement le verbe à particule « anrufen » (téléphoner à qn) ?
- A.Ich rufe an meine Oma an.
- B.Ich anrufe meine Oma.
- C.Ich rufe meine Oma an.Bonne réponse
- D.Ich rufe meine Oma.
Réponse : C — Ich rufe meine Oma an.
Le verbe conjugué « rufe » est en 2ᵉ position, et la particule « an » part tout à la fin : Ich rufe meine Oma an. L'option 1 répète « an » deux fois (faux), l'option 2 ne sépare pas le verbe (faux), et l'option 4 oublie complètement la particule, ce qui change le sens.
Que devient la particule séparable quand le verbe à particule est associé à un verbe de modalité (können, müssen…) ?
- A.Elle part quand même toute seule à la fin, séparée du verbe
- B.Elle reste collée au verbe, à l'infinitif, tout à la fin de la phraseBonne réponse
- C.Elle se place juste après le modal, comme un mot indépendant
- D.Elle disparaît complètement, comme si elle n'avait jamais existé
Réponse : B — Elle reste collée au verbe, à l'infinitif, tout à la fin de la phrase
Avec un modal, c'est LUI qui se conjugue en 2ᵉ position. Le verbe à particule reste alors à l'infinitif complet (non séparé) et va tout à la fin : Ich muss früh aufstehen.
Quel est le participe passé (Partizip II) de « einkaufen » ?
- A.geeinkauft
- B.einkaufget
- C.eingekauftBonne réponse
- D.gekauftein
Réponse : C — eingekauft
On insère « ge- » entre la particule et le radical : ein + ge + kauft = eingekauft. Le « ge- » ne se met jamais avant la particule ni après le verbe entier.
Lequel de ces verbes N'EST PAS un verbe à particule séparable ?
- A.aufräumen
- B.mitkommen
- C.anfangen
- D.verstehenBonne réponse
Réponse : D — verstehen
« verstehen » commence par le préfixe INséparable « ver- » (comme be-, er-, ge-, ent-, emp-, zer-, miss-) : il ne se sépare jamais et ne prend pas de « ge- » au parfait (verstanden, jamais « geverstanden »).
Comment reconnaît-on à l'oral qu'un verbe est à particule séparable (comme « aufstehen ») plutôt qu'inséparable (comme « verstehen ») ?
- A.L'accent tonique tombe sur la particule : AUFstehenBonne réponse
- B.L'accent tonique tombe toujours sur la dernière syllabe
- C.Les verbes séparables se terminent toujours par -ieren
- D.On ne peut pas les distinguer à l'oral
Réponse : A — L'accent tonique tombe sur la particule : AUFstehen
À l'oral, la particule séparable est toujours accentuée (AUFstehen, EINkaufen), alors que le préfixe inséparable ne l'est jamais (verSTEHEN, beSUCHEN).
Traduis et conjugue correctement : « Nous rangeons notre chambre le samedi. » (aufräumen, wir, unser Zimmer, samstags)
- A.Wir aufräumen samstags unser Zimmer.
- B.Wir räumen samstags auf unser Zimmer.
- C.Wir räumen samstags unser Zimmer auf.Bonne réponse
- D.Wir räumen auf samstags unser Zimmer.
Réponse : C — Wir räumen samstags unser Zimmer auf.
« räumen » se conjugue et se place en 2ᵉ position, le complément « unser Zimmer » se place au milieu, et la particule « auf » part tout à la fin de la phrase : Wir räumen samstags unser Zimmer auf.
Mets au parfait : « Er ruft seine Mutter an. » (Il appelle sa mère.)
- A.Er hat seine Mutter angerufen.Bonne réponse
- B.Er ist seine Mutter angerufen.
- C.Er hat seine Mutter geanrufen.
- D.Er hat angerufen seine Mutter.
Réponse : A — Er hat seine Mutter angerufen.
« anrufen » se conjugue avec « haben » (pas de déplacement), et son participe passé est « angerufen » (le « ge- » s'insère entre « an » et « rufen »), placé tout à la fin de la phrase : Er hat seine Mutter angerufen.
Quelle phrase respecte l'ordre des mots dans une subordonnée avec « weil » ET un verbe à particule au présent ?
- A...., weil ich fern sehe abends.
- B...., weil ich sehe abends fern.
- C...., weil ich abends fernsehe nicht.
- D...., weil ich abends fernsehe.Bonne réponse
Réponse : D — ..., weil ich abends fernsehe.
Dans la subordonnée, le verbe conjugué se recolle à sa particule et part tout à la fin : ..., weil ich abends fernsehe.
Laquelle de ces phrases combine correctement un modal ET un verbe à particule séparable ?
- A.Ich kann aufstehe früh.
- B.Ich kann früh aufstehen.Bonne réponse
- C.Ich kann früh stehe auf.
- D.Ich aufstehen kann früh.
Réponse : B — Ich kann früh aufstehen.
Le modal « kann » est conjugué et en 2ᵉ position ; le verbe à particule reste à l'infinitif complet, non séparé, tout à la fin : Ich kann früh aufstehen.
Complète la subordonnée : « Ich bin froh, dass du morgen ___. » (mitkommen = venir avec)
- A.kommst mit
- B.mit kommst
- C.mitkommstBonne réponse
- D.kommen mit
Réponse : C — mitkommst
En subordonnée introduite par « dass », le verbe conjugué et sa particule se recollent en un seul mot, tout à la fin : Ich bin froh, dass du morgen mitkommst.
Comment dit-on correctement : « Je pense que tu dois te lever tôt demain. » (denken, dass, müssen, aufstehen, du, morgen, früh)
- A.Ich denke, dass du morgen früh aufstehen musst.Bonne réponse
- B.Ich denke, dass du morgen früh musst aufstehen.
- C.Ich denke, dass du morgen früh stehst auf müssen.
- D.Ich denke, dass du morgen früh aufstehst musst.
Réponse : A — Ich denke, dass du morgen früh aufstehen musst.
Dans une subordonnée avec « dass », tous les éléments verbaux vont à la fin, et le verbe CONJUGUÉ (ici le modal « musst ») se place en tout dernier, après l'infinitif à particule non séparé : ..., dass du morgen früh aufstehen musst.
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