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Égalité, fraternité, solidarité

Cinquième · Histoire-Géo · EMC · Enseignement moral et civique

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L'égalité, un principe de la République

Sur le fronton des mairies et des écoles, on lit la devise de la République française : Liberté, Égalité, Fraternité. L'égalité en est le deuxième mot. Elle signifie que tous les êtres humains ont la même valeur et les mêmes droits, quelles que soient leurs différences.

Égalité de droit et inégalités de fait

La loi proclame l'égalité : c'est l'égalité de droit. Mais dans la réalité, tout le monde ne vit pas dans les mêmes conditions : certains sont plus riches, mieux logés, mieux soignés. Ce sont les inégalités de fait. Le rôle de la République est de réduire ces inégalités pour que l'égalité proclamée devienne réelle (par l'école gratuite, la santé, les aides sociales).

Égalité de droitInégalités de fait
Ce que c'estLes mêmes droits pour tous, garantis par la loiLes différences réelles de conditions de vie
ExempleTous les enfants ont le droit d'aller à l'écoleCertains vivent dans un logement confortable, d'autres non
Qui la garantit / la réduitLa loi et la RépubliqueL'école, la santé et les aides sociales cherchent à les réduire

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Fraternité et solidarité

Le troisième mot de la devise, fraternité, invite les citoyens à se comporter comme des frères et sœurs : s'entraider, se respecter, ne pas rester indifférent au sort des autres. La solidarité est la mise en pratique de cette fraternité.

La solidarité organisée par l'État

En France, la solidarité n'est pas seulement une affaire privée : elle est organisée par l'État. Grâce aux impôts et aux cotisations sociales, l'État redistribue des richesses. La Sécurité sociale, créée en 1945, rembourse les soins, verse des retraites et des allocations. On parle de solidarité nationale : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

La solidarité des citoyens et des associations

À côté de l'État, les citoyens agissent aussi. De nombreuses associations aident les personnes en difficulté : les Restos du cœur distribuent des repas, la Croix-Rouge secourt les victimes, le Secours populaire aide les familles pauvres. Elles fonctionnent grâce aux dons et surtout aux bénévoles, ces personnes qui donnent leur temps gratuitement.

Solidarité publiqueSolidarité privée
Qui l'organiseL'État (Sécurité sociale, aides sociales)Les associations et les citoyens
D'où vient l'argent ou l'aideLes impôts et les cotisations socialesLes dons et le temps des bénévoles
ExemplesRemboursement des soins, retraites, allocationsRestos du cœur, Croix-Rouge, Secours populaire

Exercices corrigés

  1. Quelle est la devise de la République française ?

    • A.Travail, Famille, Patrie
    • B.Liberté, Égalité, FraternitéBonne réponse
    • C.Unité, Force, Justice
    • D.Paix, Ordre, Progrès

    Réponse : B — Liberté, Égalité, Fraternité

    La devise de la République française est « Liberté, Égalité, Fraternité ». « Travail, Famille, Patrie » était la devise du régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale : ce n'est surtout pas celle de la République. Les autres propositions sont inventées.

  2. Qu'est-ce qu'une discrimination ?

    • A.Aider une personne en difficulté, sans tenir compte d'aucun critère particulier
    • B.Voter à une élection en exerçant librement son droit de citoyen
    • C.Traiter quelqu'un moins bien à cause d'un critère interdit (origine, sexe, religion...)Bonne réponse
    • D.Respecter les lois de la République et les valeurs communes à tous les citoyens

    Réponse : C — Traiter quelqu'un moins bien à cause d'un critère interdit (origine, sexe, religion...)

    Discriminer, c'est traiter une personne moins bien qu'une autre à cause d'un critère interdit par la loi, comme son origine, son sexe ou sa religion. C'est puni par la loi. Aider quelqu'un, voter ou respecter les lois ne sont évidemment pas des discriminations.

  3. En quelle année les femmes ont-elles obtenu le droit de vote en France ?

    • A.1789
    • B.1848
    • C.1944Bonne réponse
    • D.2000

    Réponse : C — 1944

    Les femmes françaises ont obtenu le droit de vote en 1944, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et l'ont exercé pour la première fois en 1945. En 1789 (Révolution) et 1848 (suffrage universel masculin), seuls les hommes votaient. C'est un bon repère de l'histoire de l'égalité femmes-hommes.

  4. Comment appelle-t-on le troisième mot de la devise, qui invite les citoyens à s'entraider comme des frères et sœurs ?

    • A.La fraternitéBonne réponse
    • B.La liberté
    • C.L'autorité
    • D.La propriété

    Réponse : A — La fraternité

    La fraternité est le troisième mot de la devise : elle invite à se soutenir comme des frères et sœurs. La liberté est le premier mot, mais elle ne parle pas d'entraide. L'autorité et la propriété ne font pas partie de la devise.

  5. Un élève veut agir de façon solidaire dans son collège. Quelle attitude respecte le mieux la dignité des personnes aidées ?

    • A.Aider en se moquant discrètement de ceux qui ont besoin d'aide
    • B.Aider par pitié, en montrant bien qu'on est supérieur
    • C.Aider dans le respect, comme un geste entre égaux, sans humilier personneBonne réponse
    • D.Refuser d'aider pour ne pas se faire remarquer

    Réponse : C — Aider dans le respect, comme un geste entre égaux, sans humilier personne

    La vraie solidarité se fait dans le respect, comme un geste entre égaux : elle n'humilie pas et ne se transforme pas en pitié qui rabaisse. Se moquer ou se croire supérieur trahit l'idée de fraternité, et refuser d'aider n'est pas de la solidarité du tout. Aider, oui, mais sans jamais blesser la dignité de l'autre.

  6. En quelle année la Sécurité sociale a-t-elle été créée en France ?

    • A.1789
    • B.1848
    • C.1981
    • D.1945Bonne réponse

    Réponse : D — 1945

    La Sécurité sociale a été créée en 1945, juste après la Seconde Guerre mondiale : elle rembourse les soins, verse des retraites et des allocations. 1789 est la Révolution, 1848 le suffrage universel masculin, et 1981 une date sans lien direct ici. Retiens le couple 1944 (vote des femmes) - 1945 (Sécurité sociale).

  7. Pourquoi dit-on que la loi garantit l'égalité des salaires femmes-hommes « à travail égal », mais qu'il s'agit encore d'un combat ?

    • A.Parce que la loi garantissant cette égalité salariale a été purement et simplement supprimée du Code du travail
    • B.Parce que l'égalité est proclamée par la loi (égalité de droit) mais que des écarts subsistent dans la réalité (inégalité de fait)Bonne réponse
    • C.Parce que les femmes gagnent en réalité partout plus que les hommes, à poste et compétences strictement égales
    • D.Parce que la loi fixe un salaire strictement identique pour tous les postes, hommes et femmes confondus

    Réponse : B — Parce que l'égalité est proclamée par la loi (égalité de droit) mais que des écarts subsistent dans la réalité (inégalité de fait)

    C'est un exemple typique d'écart entre le droit et les faits : la loi impose l'égalité des salaires à travail égal (égalité de droit), mais dans la réalité, des écarts de rémunération persistent (inégalité de fait). Réduire cet écart reste donc un combat. La loi n'a pas été supprimée, et elle ne fixe pas un salaire identique pour tous les postes : elle garantit seulement l'égalité à travail égal.

  8. Pourquoi peut-on dire que payer ses impôts est aussi une forme de participation à la solidarité ?

    • A.Parce que les impôts servent à enrichir ceux qui les paient
    • B.Parce que les impôts sont interdits par la loi
    • C.Parce que seuls les pauvres paient des impôts
    • D.Parce que les impôts permettent à l'État de redistribuer les richessesBonne réponse

    Réponse : D — Parce que les impôts permettent à l'État de redistribuer les richesses

    Les impôts et cotisations financent des services et des aides utiles à tous, en particulier aux plus fragiles : école gratuite, remboursement des soins, retraites, allocations. En les payant, on participe à la redistribution, donc à la solidarité nationale. Les impôts ne sont pas interdits, ne sont pas réservés aux pauvres, et ne servent pas à enrichir celui qui les verse.

  9. Relie correctement les principes à leur définition : (A) Égalité, (B) Fraternité, (C) Solidarité.

    • A.A = aider les plus pauvres ; B = mêmes droits pour tous ; C = se soutenir comme des frères
    • B.A = mêmes droits pour tous ; B = se soutenir comme des frères et sœurs ; C = aider concrètement ceux qui en ont besoinBonne réponse
    • C.A = se soutenir comme des frères ; B = aider les pauvres ; C = mêmes droits pour tous
    • D.A = payer ses impôts chaque année ; B = voter aux élections ; C = travailler dur

    Réponse : B — A = mêmes droits pour tous ; B = se soutenir comme des frères et sœurs ; C = aider concrètement ceux qui en ont besoin

    L'égalité (A), ce sont les mêmes droits pour tous. La fraternité (B), c'est le lien qui pousse à se soutenir comme des frères et sœurs. La solidarité (C), c'est la mise en pratique de cette fraternité : aider concrètement ceux qui en ont besoin. Les autres associations mélangent les définitions. Un bon repère : la solidarité est l'action, la fraternité est le sentiment qui la motive.

  10. Que signifie l'égalité dans la République ?

    • A.Tout le monde possède exactement la même chose
    • B.Toutes les personnes ont les mêmes droits et sont traitées pareil devant la loiBonne réponse
    • C.Seules les familles riches ont vraiment des droits
    • D.Chacun fait ce qu'il veut, sans règle commune

    Réponse : B — Toutes les personnes ont les mêmes droits et sont traitées pareil devant la loi

    L'égalité, c'est avoir les mêmes droits et être traité de la même façon devant la loi, sans distinction. Ce n'est pas posséder tous la même chose (ça, c'est confondre égalité et uniformité), et cela n'a rien à voir avec « faire ce qu'on veut », qui décrirait plutôt une liberté sans limite.

  11. Une association distribue des repas gratuits aux personnes qui n'ont pas de quoi manger. De quoi s'agit-il ?

    • A.D'une discrimination
    • B.D'un acte de solidaritéBonne réponse
    • C.D'une inégalité de droit
    • D.D'un impôt

    Réponse : B — D'un acte de solidarité

    Aider ceux qui en ont besoin, comme le font les Restos du cœur, est un acte de solidarité. Ce n'est pas une discrimination (au contraire, on aide sans distinction), ni une inégalité de droit, ni un impôt : les dons et le bénévolat ne sont pas des prélèvements obligatoires.

  12. La loi dit que tous les enfants ont le droit d'aller à l'école, mais certains élèves ont de meilleures conditions de vie que d'autres. Comment nomme-t-on cette différence entre la loi et la réalité ?

    • A.L'écart entre l'égalité de droit et les inégalités de faitBonne réponse
    • B.Une discrimination organisée par l'État
    • C.Une atteinte sérieuse à la liberté
    • D.La fin de toute égalité entre élèves

    Réponse : A — L'écart entre l'égalité de droit et les inégalités de fait

    La loi proclame l'égalité (égalité de droit : tous ont le droit d'aller à l'école), mais les conditions de vie réelles diffèrent (inégalités de fait). C'est justement cet écart que la République cherche à réduire par l'école gratuite et les aides. Ce n'est pas une discrimination voulue par l'État, ni une atteinte à la liberté.

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